Action PEA dans le secteur de la santé

Bonjour, je souhaiterais me positionner dans une entreprise dans le secteur de la santé (PEA). J’ai souvent était déçu dans ce secteur (BOIRON vendu avec une petite moins value - SANOFI en portefeuille longtemps avant d’être vendu avec petite plus value - NANOBIOTIX avec de grands espoirs mais revendu avant son explosion).

J’ai beaucoup de mal à évaluer ce secteur, avait vous des conseils ou idées ?

Je me lance dans une reflexion très personnelle, en ce qui me concerne pour un objectif moyen / long terme. Ceci n’est qu’un avis et le partage d’une reflexion, un aucun cas un conseil en investissement car j’en suis bien incapable :slight_smile:

Constituer une poche SantĂ© en 2026 est une dĂ©cision de « bon père ou mère de famille Â» qui veut dormir tranquille, mais avec une pointe de piment.
Bien que la santé soit un secteur non-cyclique : peu importe l’inflation ou les taxes douanières, les gens auront toujours besoin de se soigner, mais le secteur en Europe est en ce moment chahuté.

Cependant, aujourd’hui le paysage a radicalement changé.
Le grand champion d’hier, Novo Nordisk, vacille, tandis que les « vieilles Â» pharmas reviennent en grâce.

Pourquoi ?

  • Une rotation sectorielle possible: Après 2 ans de fĂŞte sur l’IA, certains investisseurs commencent Ă  sĂ©curiser leurs profits en cherchant des secteurs refuges.

- Le facteur démographique : C’est la seule certitude absolue. La population vieillit. Les besoins en traitements chroniques n’ont jamais été aussi élevé.

- Des valorisations historiques : En Europe, la pharma décote de 30% par rapport à la pharma américaine. On peut penser que cette anomalie de marché finira par être corrigée.

Analyse du « Terrain Â» :

Le secteur européen de la santé se paie actuellement autour de 16x les bénéfices, ce qui est raisonnable par rapport à la Tech. Mais attention, il y a deux mondes :

* Les « Ex-Stars Â» en correction : Novo Nordisk a chutĂ© de près de 18 % dĂ©but fĂ©vrier suite Ă  des perspectives 2026 dĂ©cevantes (baisse des prix aux USA, concurrence accrue sur l’obĂ©sitĂ©). Le titre est en « phase de purge Â» et ca pique!

* Les « RĂ©tablissements Â» (Turnarounds) : Des dossiers comme Sanofi ou Roche retrouvent des couleurs grâce Ă  des pipelines de mĂ©dicaments enfin productifs.

Une sélection possible pour un PEA :

Pour une poche équilibrée, on pourrait envisager de diviser les investissements en trois catégories :

1. Le Titre Solide : Sanofi (SAN.PA)

C’est la valeur de fond de portefeuille par excellence.

* Pourquoi : Après des années de stagnation, le succès massif du Dupixent (fin de brevet en 2031) et les nouveaux lancements en immunologie portent la croissance.

* Indicateurs : P/E attractif (~12x), dividende solide et croissant (>3,5 %).

A noter :
#Changement de CEO (Hudson–> Garijo) ==> Incertitude du marché.
#L’après Dupixent : Sanofi doit prouver qu’elle peut inventer la suite.
#Affaire Opella : A été long et politisée = fatigue des actionnaires.

C’est l’action que tout le monde détestait il y a deux ans.
Aujourd’hui, elle imprime du cash.
C’est une action de rendement (4.6%) avec un potentiel de revalorisation.
Si Sanofi retrouve un P/E = 12 (prudent), l’action devrait prendre 25% (sans compter les dividendes). On achète Sanofi pour son dividende, on le garde pour sa métamorphose.

Attendre le discours de Belen Garijo le 29 avril.

2. Le « Fast Grower Â» blessĂ© : Novo Nordisk (NOVO-B.CO)

* Pourquoi : La chute récente à 303 DKK crée une opportunité. Malgré la prudence pour 2026, ils restent les rois du GLP-1 (Ozempic/Wegovy). Mais la concurrence est rude (Eli Lilly)

A noter :

La guerre des prix : Baisse des prix de vente sur 2027 pour contrer le Zepound de Lilly.

#Echec clinique : Le CargriSema a montré des résultats d’étude comparative décevant face au médicament de Lilly.
#Moat immense : 60% du marché mondial GLP-1
#Innovation : Wegovy oral approuvé et lancé T2 2026
#Rachat d’action : Retour de 60 Mds DKK au actionnaires prévu en 2026.

Le marché est passé de l’euphorie totale à la panique aveugle. Novo ne va sans doute pas disparaitre mais redevenir une entreprise normale après avoir été un mirage boursier. A 10x les bénéfices, le risque de baisse semble être limité par la réalité du cash flow.

3. L’Équipementier (Le « Pelles et Pioches Â») : Sartorius Stedim (DIM.PA)

* Pourquoi : Ils ne vendent pas de mĂ©dicaments, ils vendent les machines pour les fabriquer. Après la « gueule de bois Â» post-COVID, la demande des biotechs repart en 2026.

A noter :
#Moat : Une fois que Sanofi ou Roche sont équipés de machines Sartorius, il est difficile d’en changer à cause des normes.
#Le modèle de revenus : 75% du CA provient des consommables. revenus récurrent magnifique.

Croissance annoncée pour 2026 6% à 10% (le marché espérait 12%)

–> Les biotech sont encore prudents dans l’investissement en grosses machines, mais la conso de consommables repart fort.
–>La menace de nouveaux tarifs douaniers pèse sur le moral des investisseurs.

Sartorius est le leader mondial de la bioProduction, décoté sur sa valeur intrinsèque mais PE élevé par rapport à la croissance actuelle.
Satorius reste une des plus belles entreprises d’Europe qui a été punie car elle n’a pas grandi aussi vite que les fantasmes des analystes.
L’hypothèse sera gagnante si la thérapie génique sera la norme en 2030.

Attention à la pression sur les prix des médicaments aux États-Unis (Inflation Reduction Act). Cela va peser sur les marges de toutes les grosses pharmas européennes qui exportent.

A noter également que le ratio FCF/Net Income du secteur est à son plus haut depuis 5 ans. Les entreprises ont du cash pour racheter leurs propres actions ou faire des acquisitions…

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