Je voudrais partager avec vous une approche d’investissement qui a fait ses preuves : la méthode Quality investing. Terry Smith est un gestionnaire de fonds réputé, et sa stratégie repose sur des principes solides qui méritent de s’y attarder.
L’approche de Terry Smith met en avant les actions de qualité, celles qui ont fait leurs preuves sur le long terme. Voici quelques-uns des indicateurs clés qu’il privilégie :
Croissance à deux chiffres : Les entreprises qui affichent une croissance annuelle supérieure à 10 % ont un potentiel de génération de valeur élevé.
Rentabilité du capital engagé (le fameux ROCE ou « Return On Capital Employed ») ou investi supérieur à 15% : Un ROCE solide indique une gestion efficace des ressources de l’entreprise.
Marges brutes et opérationnelles (= marge EBIT) supérieures à l’industrie : Les marges élevées sont un signe de compétitivité et d’avantage concurrentiel.
Taux de conversion des bénéfices en trésorerie (= FCF (opérations) / Bénéfice Opérationnel) sup. à 75 % : La capacité d’une entreprise à convertir ses bénéfices d’exploitation en flux de trésorerie est un indicateur crucial de sa solidité financière. Plus les deux chiffres sont proches, meilleur c’est.
Couverture des intérêts de 10 fois : Une couverture robuste des intérêts indique une dette gérable et une stabilité financière.
Terry Smith recommande également de se concentrer sur des industries à économies favorables, comme les produits de consommation, les logiciels/technologies et le secteur de la santé.
Ce post est super intéressant !
Pour compléter l’info, je dirais qu’il faut tout de même prendre en considération le niveau de valorisation de ces boîtes qui se paient chers parfois
Exact. C’est pourquoi Smith utilise le rendement flux de trésorie (FCF Yield). Il consiste à diviser le montant de trésorerie généré par une entreprise après dépenses (Iggy Pop) par sa capi. C’est un excellent moyen d’appréhender la valorisation d’une entreprise.
Les sociétés dont le rendement des flux de trésorerie disponibles est de 5 % ou plus constituent de meilleurs investissements que les obligations, car leur valeur augmente avec le temps tandis que les coupons des obligations restent fixes.
Hahhahahahah le meme est top!
Je suis d’accord avec le fcf yield (qui est aussi l’inverse du p/fcf) même si le fcf ne revient pas uniquement au equity holders
Pour enfoncer le clou, on peut évoquer cette phrase de Charlie Munger :
« Sur le long terme, il est difficile pour une action de faire beaucoup mieux que ce que l’entreprise qu’elle représente fait. Si une entreprise génère une rentabilité du capital de 6% par an sur 40 ans et vous la conservez pendant 40 ans, votre performance ne sera guère éloignée de 6% par an – même si vous avez acheté le titre avec une forte décote. Inversement, si cette entreprise génère une rentabilité du capital de 18% sur 20 ou 30 ans, même si vous payez cher pour ses actions, vous vous en sortirez très bien. »